Les autorités de Pékin, où les vols de drones étaient déjà proscrits, ont annoncé dimanche 13 septembre l’interdiction pure et simple de leur détention à partir de novembre, afin de « préserver la sécurité » de la capitale chinoise. La métropole de 22 millions d’habitants abrite le gouvernement, les hauts dirigeants et le siège du Parti communiste chinois (PCC). C’est un territoire sensible qui fait l’objet de mesures de sécurité strictes et constantes.
Les nouvelles règles, en vigueur à partir du 15 novembre, interdiront « de détenir ou de stocker des aéronefs sans pilote » sur le territoire administratif de la ville, ont indiqué dimanche les autorités locales dans un communiqué.
Les craintes liées à la sécurité de l’espace aérien de la ville ont été ravivées en juin, lorsqu’un petit avion de tourisme s’est écrasé contre le plus haut gratte-ciel de Pékin, tuant son pilote et blessant 13 personnes.
Les vols de drones déjà bannis
Les vols de drones étaient déjà bannis dans la capitale, sauf autorisation spéciale. Depuis mai 2026, Pékin interdit la vente de drones sur son territoire. Les propriétaires devaient enregistrer leurs appareils auprès des autorités, mais pouvaient les conserver.
Les nouvelles règles imposent désormais de s’en séparer ou de les déplacer hors de la capitale avant le 15 novembre, sous peine de confiscation et d’amendes.
Des dérogations pour effectuer des vols de drones pourront toutefois être accordées pour des usages spécifiques comme la lutte antiterroriste, le maintien de l’ordre, les secours d’urgence, l’agriculture ou la recherche scientifique.
Les drones sont devenus ces dernières années très populaires en Chine, prisés à la fois par les touristes pour leurs loisirs et par les professionnels pour leurs activités.
Auteur: La Croix (avec AFP)
