Chine, Russie, Iran, Corée du Nord : le nouveau pacte des autocrates ?

Force est de constater que le modèle « démocratique libéral », combinant démocratie politique et économie de marché, n’a pas pu s’imposer à l’échelle mondiale. Dans certains pays, un régime de type hybride, qu’on pourrait définir comme « autocratique libéral », s’est imposé au cours du temps. Ce modèle repose sur un leadership peu ou pas démocratique qui s’appuie néanmoins sur un mix de dirigisme et d’économie de marché pour assurer la croissance économique.

Le « CRIC » ou l’alliance des puissances autoritaires

Contrairement aux démocraties libérales, pour ces régimes autoritaires la croissance constitue un objectif en soi : en Chine, par exemple, son taux est souvent fixé par les autorités et c’est à la société de s’adapter, quels que soient les sacrifices que cela impose. La priorité des dirigeants est la suprématie en technologies civiles et militaires et le contrôle des ressources. Dans ce contexte, l’amélioration du niveau de vie des citoyens n’est qu’un bénéfice collatéral, subordonné au premier objectif et sacrifiable en cas de besoin.

Si le respect des droits de l’homme constitue un pilier fondamental des démocraties libérales, il n’est ni une priorité ni une contrainte pour les dirigeants de ces pays autoritaires. En général, leurs dirigeants sont ouvertement opposés à « l’hégémonie occidentale ». De nombreux leaders des pays émergents affichent leur sympathie pour ces pays autoritaires ; à tout le moins, ils commercent sans problème avec eux.

Sur le plan militaire et de défense, les démocraties libérales européennes et nord-américaines sont regroupées autour de l’OTAN. Leader de cette organisation, les États-Unis consacrent depuis de nombreuses années plus de 3,4 % de leur PIB aux dépenses militaires et possèdent des forces armées considérables, comme l’illustrent leurs onze porte-avions en fonction en 2023.

Il y a encore quelque…

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Auteur: Radu Vranceanu, Professeur d’économie, ESSEC