Choix du Premier ministre : ce que pensent les constitutionnalistes de la prolongation de l’attente

Les deux journées d’entrevues à l’Élysée n’ont pas permis de sortir de l’impasse institutionnelle dans laquelle la France est plongée depuis la fin des élections législatives, le 7 juillet. Emmanuel Macron a fait connaître sa décision ce lundi soir, après une série d’entretiens avec l’ensemble des partis représentés au Parlement. Il n’a pas retenu l’option d’un gouvernement composé uniquement du Nouveau Front populaire (NFP), sur la base de son seul programme, quand bien même celui-ci disposerait du plus grand nombre de députés. Le chef de l’État a constaté qu’un Premier ministre soutenu par cette alliance serait « immédiatement censuré » à l’Assemblée nationale par l’ensemble des autres formations. Et a refusé cette option, au nom de la « stabilité institutionnelle », avant d’appeler les partis de gauche, à l’exception des Insoumis, à faire preuve « d’esprit de responsabilité ».

De nouvelles consultations reprennent avec les responsables des partis mais également des personnalités. Voici donc six semaines que le gouvernement Attal a démissionné. Quel regard porter sur la méthode d’Emmanuel Macron, du point de vue de la Constitution et du fonctionnement de nos institutions ?

« Il est un peu obligé de jouer un jeu parlementaire, alors que ce n’est pas le rôle du président de la République »

Pour Anne-Charlène Bezzina, le communiqué publié par l’Élysée en début de semaine…

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Auteur: Guillaume Jacquot

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