Manelle, dans votre lycée, en Île-de-France, vous êtes mobilisé·es depuis plus d’un mois. Pouvez-vous revenir en quelques phrases sur les raisons de cette colère lycéenne ?
Manelle : Je suis actuellement en terminale et, depuis trois ans, je remarque des problèmes dans mon établissement. Depuis la seconde, mes amis et moi avons essayé de faire remonter des informations à la direction et à l’administration, mais ça n’a jamais marché. C’est comme si on parlait dans le vent. Dès le premier blocus à Créteil, on s’est dit que c’était une chance dont il fallait se saisir. On a fait le premier blocus la semaine du 20 septembre.
Pour nous, c’est plus compliqué de manifester parce qu’en tant que personnes exilées nous sommes davantage exposés à la répression.
Chouayb
Chouayb, cela fait longtemps que vous luttez pour le droit à la scolarisation des mineur·es isolé·es.
Chouayb : Oui, et c’est pour cela que nous soutenons bien sûr ce mouvement des
Auteur: Pauline Migevant
