«La jeunesse emmerde, Christelle Morançais !» C’est ainsi qu’a été accueillie la présidente de la Région Pays-de-la-Loire, le 14 janvier, au Mans.
Alors qu’elle venait «souhaiter ses vœux» pour 2025 aux lycéens et lycéennes, 200 jeunes ont manifesté contre sa venue, déployé des banderoles devant le lycée Bellevue et ont chahuté son discours.
Pour faire taire les huées, Morançais a eu le culot de dire qu’elle venait «échanger» et prôner le dialogue.
D’échange, il n’y en a eu aucun lorsqu’elle a imposé à la région le plus grand plan d’austérité de son histoire.
Cette politicienne surpayée, proche de l’extrême droite, liée à François Fillon et Bruno Retailleau, a fait passer au mois de décembre un projet de coupes budgétaires de près de 100 millions d’euros, principalement dans la culture, le monde associatif et l’égalité hommes-femmes.
Un massacre à la tronçonneuse qui menace des milliers d’emplois culturels et artistiques, et tout le tissu social local.
Pourtant, sous son règne, la région n’a pas hésité à financer un film royaliste produit par le Puy-du-fou, ni à lui débloquer près de 7.000€ de revenu mensuel, ce qui en fait la présidente de région la mieux payée de France. Ni même à défrayer 40.000€ d’argent public entre 2021 et 2023 pour les frais de déplacement de Madame Morançais, pourtant enrichie par une carrière dans l’immobilier.
La région, qui n’est pas à une provocation près, soutient aussi l’association «La nuit du bien commun», une association financée par le milliardaire d’extrême droite Pierre Sterin, qui fait des interventions « d’éducation à la sexualité » sous un angle religieux et réactionnaire dans les lycées catholiques de la région.
En décembre, des milliers de personnes avaient manifesté contre le plan d’austérité concocté par Morançais. Elle n’a pas écouté les mobilisations, et a simplement répondu en faisant…
Auteur: Phonax

