Qu’on ne s’y trompe pas. Entre les tweets menaçants et les velléités d’annexion du Groënland, la première année du second mandat de Donald Trump constitue pour Christine Ockrent une « révolution idéologique ». Si elle concède un vrai talent au président des Etats-Unis qui a toujours su suivre les codes de la communication de son époque, elle déplore un système américain jadis loué pour ses contre-pouvoirs, mais qui aujourd’hui peine à contrôler l’action et les débordements du président. Pour Christine Ockrent le principal obstacle pour Donald Trump ne sera pas juridique, mais physique. « C’est un homme qui va avoir 80 ans le 14 juin (…) on voit déjà que sa santé décline pendant des réunions (…) Il y a des moments où il perd le fil de ce qu’il raconte » lâche-t-elle avant de convoquer l’impact désastreux sur l’opinion de la santé déclinante du précédent locataire de la Maison-Blanche, Joe Biden.
L’Europe comme refuge
Lorsqu’elle ausculte les Etats-Unis, Christine Ockrent sait de quoi elle parle, elle qui travailla pour la chaîne américaine CBS à ses débuts. Pour elle, l’Amérique ne fait plus rêver, pire, elle repousse : « On est dans une révolution idéologique, des gens comme Clooney, des universitaires, des chercheurs font partie de ces bataillons qu’il faut détruire au combat (…) L’Europe est un refuge de la liberté et doit le rester »
Américanisation des médias en France
Une…
Auteur: Pierre Bonte-Joseph

