À Carcassonne, le nouveau maire RN Christophe Barthès semble avoir confondu mairie et plateau de téléréalité. Depuis son élection en mars, l’ancien député enchaîne les coups de com’ : il arrose des manifestants au tuyau en pleine restriction d’eau, filme l’expulsion de syndicats installés depuis près de 90 ans, retire le drapeau européen avant qu’on lui rappelle qu’il a lui-même touché des centaines de milliers d’euros d’aides européennes. Les contre-pouvoirs ? Ils y passent tous : syndicats, Ligue des droits de l’homme, médias locaux, lycéens mobilisés contre l’extrême droite, jusqu’au consulat d’Algérie privé de locaux pour organiser un scrutin. À chaque contestation, une mise en scène ; à chaque polémique, une vidéo. Une stratégie qui commence à embarrasser le RN, dont les cadres rêvaient de parler gestion municipale plutôt que de voir ressurgir les vieux réflexes autoritaires du parti. À force de vouloir jouer les « Trump occitans », Christophe Barthès est surtout devenu le maire le plus encombrant de sa famille politique.
Auteur: Le Média

