En septembre dernier nous rencontrions au village des médias indépendants de la Fête de l’Humanité des camarades du Mouais : un journal dubitatif, libertaire et surtout indépendant.
Depuis 2019 à Nice, tous les deux mois, c’est une revue à l’opposé des torchons de Nice-Matin et consorts – dont le seul travail est la recopie religieuse des éléments de langage du gouvernement et de la préfecture – qui est distribuée dans les librairies ou en manif. Un bol d’air frais, de réflexion et d’inspiration sur les différentes manières d’exister et de lutter dans nos sociétés capitalistes en voie de fascisation.
Vous qui lisez Contre Attaque le savez mieux que quiconque : la presse indépendante est l’un des premiers remèdes aux passions tristes véhiculées par les médias majoritaires de la bourgeoisie réactionnaire, qui rêve de nous mettre au pas. Et ce numéro 59 du Mouais est à marquer d’une pierre blanche, car pour la première fois il est tiré à pas moins de 10.000 exemplaires, pour le retrouver dans tous les kiosques de France. Oui, même les Relay de Lagardère et Bolloré ! Retrouver l’éditorial de Guillaume Meurice dans un journal anar coincé entre le Figaro et Franc-Tireur, on ne va pas se mentir ça fait plaisir.
Dans ce numéro d’une trentaine de pages au ton irrévérencieux et aux formules piquantes, on prend le temps de se moquer des barons mafieux de la Côte d’Azur : Estrosi et Ciotti. Les deux têtes de liste pour la campagne municipale de Nice (une affiche qui fait rêver) s’affrontent sur le terrain des magouilles, et à ce niveau-là, difficile de départager la plus grosse crapule. On n’a pas fait le compte de toutes les affaires judiciaires en cours que Mouais nous présente, mais depuis qu’ils sont en exercice c’est un paquet d’oseille qu’ont siphonné les auto-proclamés opposants à « l’assistanat ». Le seul boulot de Ciotti et Estrosi, à part nous…
Auteur: B

