« L’affaire Schein «
Sur le plan économique, citons « L’affaire Schein », un évènement qui a récemment dominé l’actualité en France. « Schein » est une grande entreprise chinoise, basée à Singapour, de vente sur le net, notamment de vêtements bon marché, fabriqués en Chine… Elle a cherché à s’installer en France comme elle l’a fait dans de nombreux pays. Les entreprises françaises, elles aussi, s’installent en Chine. Normalement donc pas de problème, surtout lorsque, de plus, on se réclame du libre marché. Et pourtant, il va y avoir des problèmes. Une campagne intense va être déclenchée contre Schein dans les médias publics et privés. Le gouvernement, lui-même en prend la direction. La raison évoquée : Schein aurait proposé, à la vente, sur son site une « poupée pédopornographique », comme l’ont nommée les médias et les autorités françaises. La poupée, qu’on a du reste bien du mal à identifier comme un objet de débauche, était en vente aussi sur Amazone, mais là pas de problème. Il s’ensuit un véritable délire mediaticopolitique autour de cette poupée. Un ministre français va aller jusqu’à déballer à l’aéroport 200 000 colis de Schein pour vérifier « la conformité de ses produits avec les normes européennes ». Mais la campagne est un échec. Devant le BHV de Paris, qui a ouvert en son sein une boutique « Schein », quelques manifestants esseulés brandissent en vain des pancartes accusant Schein de « pervertir la France ». Mais la foule des clients est là : malgré la pression médiatique.
Les médias regardent songeurs l’échec de leur campagne de boycott commercial. La défaite est significative, et au fond stratégique : c’est une défaite de la toute-puissance médiatique. Elle en dit long sur l’avenir.
Les gens ont compris que cette affaire de « poupée » n’était, au fond, qu’un prétexte et que l’entreprise Schein était visée car chinoise. D’ailleurs, quand Schein…
Auteur: Djamel LABIDI

