Marseille, jeudi 18 septembre 2025. Dans la foulée du 10 septembre, une nouvelle date nationale de mobilisation est initiée à l’appel des syndicats. L’assemblée générale marseillaise appelle à un rassemblement à 6h30 sur la place de la Joliette. L’objectif affiché sur les réseaux sociaux est de bloquer la Tour CMA-CGM.
Sur place, plusieurs cordons de CRS se sont déjà positionnés dans le périmètre. Quelques deux cent personnes se retrouvent à l’heure dite et s’élancent rapidement sur le quai du Lazaret. Le cortège se trouve bloqué à sa tête et à sa queue avant d’être rabattu et entièrement nassé contre le centre commercial des Terrasses du Port.
Au sein de la foule, quelques pratiques collectives se diffusent : refuser solidairement tout contrôle, ne pas livrer son identité, conserver un nom commun. Les flics mettent en oeuvre leur chantage habituel : ils laissent partir des personnes en contrepartie de leur fouille et de leur identité. Finalement, une vingtaine de personnes sont arrêtées et emmenées au commissariat pour une vérification d’identité. Neuf d’entre elles sont placées en garde à vue puis déférées au tribunal le lendemain. Sept camarades recevront une comparution à paraître sur procès verbal (CPPV) sur la base de deux chefs d’inculpation : participation à un attroupement après sommations de dispersion et refus de se soumettre aux opérations de signalétique.
Arsenal répressif
La fiche de mise à disposition (MAD)
Depuis l’automne 2023, le procès-verbal d’interpellation peut être remplacé par une « fiche de mise à disposition ». Basées sur un décret de 2014, ces fiches – moins contraignantes et plus rapides à remplir qu’un procès-verbal – sont reliées à un logiciel et ont pour objectif d’accélérer les procédures d’interpellation.
Cette évolution va dans le sens général de la simplification et de l’accélération de la procédure pénale, mais…
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