Mortelle montagne. Jeudi 13 août, un aspirant guide a été tué par une chute de pierres pendant qu’il gravissait avec des clients l’Aiguille du Génépi, située au-dessus du refuge Albert 1er dans le massif du Mont-Blanc, a précisé à l’AFP le peloton de gendarmerie en haute montagne (PGHM) de Chamonix, relaye Ici Pays d’Auvergne.
Cette disparition arrive dans un contexte où les fortes chaleurs entraînent de nombreuses chutes de pierres partout dans le massif. Le 12 août, un immense éboulement a ainsi emporté une partie de la face nord de l’Aiguille du midi, le long du deuxième tronçon du téléphérique éponyme. Les images impressionnantes ont fait le tour des réseaux sociaux.
« On doit être aux alentours de 15 000 m3 », estime dans Le Dauphiné libéré Ludovic Ravanel, géomorphologue au CNRS et membre de la Compagnie des guides de Chamonix.
Certes, ce n’est pas la première fois que la montagne s’effondre, mais la tendance s’accélère. « En 2022, on était à 250 écroulements de plus de 100 m3, quand on en comptait qu’une dizaine les autres étés. Là, on est déjà à plus de 200 événements », poursuit Ludovic Ravanel.
« Des rochers gros comme des voitures ont foncé sur nous, j’ai cru que c’était mon heure »
Face à un tel danger, Jean-Marc Peillex, le maire de Saint-Gervais, a décidé de fermer les refuges de Tête rousse et du Goûter, deux lieux où les alpinistes se reposaient avant d’attaquer la voie normale du mont Blanc. « C’est le meilleur moyen de décourager les candidats à la mort », estime l’édile dans un article du Parisien. Il pense notamment aux nombreuses chutes de pierres dans le couloir du Goûter, passage obligatoire pour accéder au toit des Alpes. Celles et ceux qui s’y sont aventurés ces dernières semaines en gardent un souvenir effrayé. « Des rochers gros comme des voitures ont foncé sur nous, j’ai cru que c’était mon heure »,…
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