Un tabou chez les Verts, vraiment ? Certes, les questions régaliennes ne sont pas vraiment le point fort de la gauche. La droite et l’extrême droite en profitent allègrement, ne ratant pas une seule occasion pour pointer du doigt cette gauche qui ne voudrait pas prendre sérieusement en main le sujet de l’insécurité. Accusés d’angélisme ou de naïveté, les Écologistes sont aujourd’hui systématiquement ciblés. Car les Verts, à la tête de près d’un cinquième des villes de plus de 80 000 habitants, sont désormais de sérieux concurrents pour la droite, en perte de vitesse partout dans le pays, et pour l’extrême droite, qui rêve de provoquer une vague brune en France lors des prochaines municipales.
« On sait qu’on est ciblés, assure Olivier Bertrand, adjoint au maire de Grenoble, Éric Piolle, et chargé des élections pour le parti. Mais on est d’abord ciblés par le groupe Bolloré et les médias de droite et d’extrême droite et c’est ensuite utilisé par les élus locaux partout. Cette offensive est basée sur une manipulation grossière des chiffres sur la délinquance. » Pour d’autres écolos, ces offensives politiques, sans fondement, seraient la preuve qu’un écologisme municipal s’installerait durablement dans le pays.
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Interrogés, Les Écologistes ne veulent pas tomber dans le piège de la droite qui ne cesse de peindre le tableau d’une « France Orange mécanique », sombrant dans la violence et le narcotrafic grandissant dans le pays. Les Verts préfèrent parler de prévention, insister sur toute la chaîne qui créerait de la violence, en se préoccupant de l’éducation, de la formation et de l’intégration sociale… S’ils revendiquent…
Auteur: Lucas Sarafian

