Cimetières, le grand déménagement

Que deviennent nos corps après notre décès ? Dans des sociétés où la mort est de plus en plus invisibilisée, comment ont évolué nos rites ? Demain, à quoi ressembleront les cimetières ? L’enterrement ou l’incinération seront-ils remplacés par d’autres méthodes ? Comment le numérique transformera-t-il nos pratiques funéraires ?

Pour répondre à ces questions et à bien d’autres, nous vous proposons une série de six articles sur le thème « Le corps après la mort », rédigés par des experts et illustrés par le dessinateur Vito.

Ce premier épisode est consacré aux cimetières. Ces lieux dévolus au repos éternel ne sont pas immuables et doivent parfois être déplacés. Mais « translater » un cimetière n’est pas une mince affaire…


L’ESSENTIEL

  • Les conséquences du dérèglement climatique pourraient engendrer l’augmentation du nombre de déplacements de cimetières dans les prochaines décennies.

  • Les « translations » de cimetières sont des chantiers complexe, qui peuvent s’étaler sur de très nombreuses années.

  • Les projets de déménagement de cimetières sont sensibles, notamment parce qu’ils redéfinissent le rapport des familles à leurs défunts et à la sépulture.


Au-delà de leur apparente permanence, les cimetières sont des espaces en mouvement. Relativement récent dans sa forme actuelle, le cimetière a, par le passé, été amené à déménager à plusieurs reprises.

Des nécropoles romaines aux cimetières paroissiaux en passant par les cimetières contemporains, ces chantiers de « translation de cimetières » ont notamment accompagné les grandes évolutions sociétales sur les pratiques funéraires.

Ces scénarios de translations de cimetières n’appartiennent pas seulement au passé, mais constituent une actualité bien présente au regard des défis environnementaux, interrogeant parallèlement les enjeux relatifs à la création de nouveaux cimetières.