Cinéma : Bolloré réalise une purge

« Avec le soutien essentiel de Canal + ». Telle est la formule que le groupe de Vincent Bolloré a souhaité voir figurer sur le générique des films qu’il finance. Formule imposée et, en même temps, le fait que Canal+ soit un rouage « essentiel » de la production cinématographique française est une réalité : la moitié de celle-ci reçoit de l’argent du groupe privé. À Cannes cette année, 13 films sur les 22 que compte la compétition ont obtenu son soutien. Ce qui n’empêche pas le logo de Canal+, lorsqu’il apparaît dans les projections cannoises, d’être désormais copieusement sifflé.


Sur le même sujet : Canal + et cinéma : scénario catastrophe

La raison : les propos de Maxime Saada, le patron de Canal+, avertissant que les signataires de la tribune « Zapper Bolloré » étaient blacklistés. Rappelant ainsi les pires heures du maccarthysme, quand les cinéastes soupçonnés de communisme étaient exclus de Hollywood. D’aucuns ont parlé de « réaction à chaud », alors que cette parole est intervenue une semaine après la publication de la tribune parue dans les colonnes de Libération.

Il est dit aussi que cette annonce ne sera jamais mise en application. Qu’en sait-on vraiment ? Quoi qu’il en soit, ne serait-ce que menacer de sanctions professionnelles des artistes et des techniciens pour avoir usé de leur liberté d’expression est une atteinte aux principes fondamentaux. C’est suffisamment grave pour être dénoncé.


Sur le même sujet : « Désarmer Bolloré », nouvelle convergence des luttes antifascistes

Que disait la tribune, signée originellement par 600 professionnels…

La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Christophe Kantcheff

Pour l’actu indépendante

🌍 Soutenez l’info libre. Gardez OnePlanète vivant et sans pub
→ ko-fi.com/oneplanetecom

Buy Me a Coffee at ko-fi.com