Neuf Canadiens sur dix sont intéressés par une semaine de travail de quatre jours, selon une enquête récente, faisant de ce modèle l’avantage social le plus désirable, avant les soins de santé, la flexibilité des horaires et des jours de congé supplémentaires.
Une semaine de travail de quatre jours ne se réfère pas à un horaire condensé sur cinq jours, mais plutôt au modèle 100-80-100, où les employés travaillent 80 % du temps tout en maintenant 100 % de leur productivité et de leur salaire.
À l’échelle mondiale, la semaine de travail de quatre jours s’est avérée efficace. 4 Day Week Global, une organisation à but non lucratif, a mené des programmes pilotes sur six continents. Elle rapporte que 91 % des entreprises qui ont essayé ce modèle ont choisi de continuer.
La semaine de travail de quatre jours pourrait-elle devenir une réalité au Canada ? Bien que nous ne puissions pas prédire l’avenir, voici cinq raisons convaincantes pour lesquelles une semaine de travail réduite serait pertinente au pays.
1. Diminution des heures de travail au fil du temps
Depuis 150 ans, le Canada a développé une tradition de réduction progressive du temps de travail, malgré les résistances des employeurs. Autrefois, les ouvriers canadiens devaient supporter des journées de travail allant jusqu’à 12 heures, six jours par semaine, totalisant une semaine de travail de 72 heures.
En 1872, lorsque les employés des imprimeries de Toronto ont demandé une journée de travail de neuf heures, leurs revendications ont été qualifiées de « stupides », « absurdes » et « déraisonnables » par les employeurs. Cela a conduit à la grève historique des imprimeurs, faisant partie du Mouvement des neuf heures militant pour des journées de travail plus courtes.
Au cours du siècle suivant, les travailleurs syndiqués ont continué à lutter contre le scepticisme des employeurs et à obtenir des semaines de travail…
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Auteur: Jean-Nicolas Reyt, Management Professor, McGill University

