Cinquante ans après les massacres de Tel al-Za‘tar 

Introduction

Il y a un demi-siècle, au cours de l’été 1976, un an après le début des guerres civiles libanaises le 13 avril 1975, les milices de droite regroupées sous l’étendard du « Front libanais » assiégeaient les zones qu’elles considéraient comme des « poches de sécurité » à « Beyrouth-Est ». Celles-ci comprenaient les trois camps palestiniens de Tel al-Za‘tar, de Jisr al-Bāshā et Ḍbayya, ainsi que les quartiers et régions habités par des populations musulmanes libanaises paupérisées, qu’elles soient chiites ou sunnites, originaires de la Bekaa et du Sud, notamment dans les secteurs de Burj Ḥammūd, de Naba‘ et du quartier d’al-Maslakh (la Karantīna). L’opération de destruction et de purification fut justifiée au nom du soutien apporté par de nombreux habitants à la résistance palestinienne et au Mouvement national libanais (coalition de partis de gauche dirigée par Kamal Joumblatt).

Les habitants de la Karantīna avaient été chassés de chez eux le 18 janvier 1976, le bidonville incendié et une partie des habitants assassinée sommairement. Le 20 janvier 1976, en réaction aux massacres de la Karantīna par les milices de droite, le village chrétien de Dāmūr avait été occupé par des unités des Forces communes (coalition des forces de l’OLP et du Mouvement national libanais) commandées par l’officier Sa‘īd Mughāra (Abū Mūsā). Les habitants furent chassés de leur village et un massacre perpétré. L’armée syrienne pénétra au Liban en différentes étapes. En janvier 1976, elle déploya des troupes sous couvert de « l’Armée de libération de la Palestine », prétextant s’interposer et médier entre les belligérants. Dans la nuit du 31 mai au 1er juin 1976, elle rentra officiellement et massivement dans le pays pour assister le Front libanais, alors en position de faiblesse face aux Forces communes.

Le siège final des « enclaves de…

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Auteur: redaction