Malgré un nouveau record d’abstentions, les résultats du premier tour des élections municipales électrisent le monde politique. D’abord, parce que le suspense reste total pour nombre de grandes villes. Ensuite, parce que tous les partis veulent faire de ce scrutin une démonstration de force en vue de la présidentielle.
Cette agitation politicienne pour se présenter comme le plus fort ou le plus beau est très loin des intérêts des travailleurs, et elle est dérisoire.
Quels que soient ceux qui dirigeront les villes ou le pays, dans les prochains mois la situation sera plus difficile pour le monde du travail et les habitants des quartiers populaires. Pas seulement parce que le grand patronat va continuer de bloquer les salaires et accentuer l’exploitation, mais aussi parce qu’il y aura moins d’enseignants dans les écoles, moins de lits dans les hôpitaux, moins de constructions de logements abordables et moins d’argent destiné à tous les services utiles à la population, parce que l’argent passe dans la hausse des budgets militaires.
La nouvelle guerre déclenchée par Trump et Netanyahou au Moyen-Orient entraîne, en effet, le monde vers une guerre générale et aggrave la crise de l’économie capitaliste en faisant de nouveau flamber les prix du pétrole et du gaz et, indirectement, de tous les autres produits. Comme à chaque crise, l’État va voler au secours des capitalistes, et il nous présentera l’addition, que nous payons déjà en partie quand nous passons à la pompe.
Et surtout, le risque se précise de voir nos propres enfants envoyés mourir à la guerre pour les intérêts de Total, de Vinci ou de Dassault, dans le détroit d’Ormuz, au Liban, en Ukraine ou ailleurs.
Les partis de droite et d’extrême droite comme les partis de la gauche institutionnelle ne changeront rien de fondamental à l’évolution catastrophique du système capitaliste. Car ils se rangent tous derrière la politique du grand patronat qui…
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