Environ 1.200 Palestiniens sont menacés d’expulsion, en vertu d’une directive israélienne visant à transformer cette partie de la Cisjordanie occupée en zone d’« entraînement militaire ». Pour le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH), cette mesure de transfert forcé pourrait constituer un crime de guerre.
« Elle pourrait également constituer un crime contre l’humanité si elle est commis dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique lancée contre une population civile et en connaissance de cause », déclare le HCDH dans un communiqué, publié mercredi.
Une pression constante
À Masafer Yatta, l’armée israélienne rejette systématiquement les demandes de permis de construire palestiniens. Les démolitions s’accélèrent. En mai, un hameau entier a été rasé en une journée, laissant familles et troupeaux sans abri. En parallèle, les accès routiers sont bloqués, les arrestations arbitraires se multiplient, et les défenseurs des droits humains sont la cible de violences.
« Au cours des derniers mois, Israël a considérablement intensifié les démolitions de maisons, ainsi que les arrestations arbitraires et les mauvais traitements infligés aux Palestiniens et aux défenseurs des droits de l’homme », souligne le HCDH.
Pendant ce temps, les colons israéliens des avant-postes illégaux avoisinants, eux, ne sont pas inquiétés. Bien au contraire : selon l’ONU, ils mènent des attaques quasi quotidiennes contre les habitants palestiniens, harcelant les femmes, les enfants, les personnes âgées – dans l’objectif clair de les faire fuir.
Trois morts lors d’un nouveau raid meurtrier
Mercredi 25 juin, dans le village d’Al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, la tension s’est muée en tragédie. Selon la presse, des colons israéliens ont attaqué le village, incendiant maisons et véhicules. L’incident s’est soldé par la mort de trois Palestiniens.
Ces violences s’inscrivent…
Auteur: Nations Unies FR

