Selon le bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) dans le Territoire palestinien occupé, la situation est particulièrement alarmante à Qusra, dans le gouvernorat de Naplouse.
Depuis l’installation, en novembre 2025, d’un avant-poste de colons près de cette localité palestinienne, les attaques se sont multipliées : intrusions dans les maisons, agressions physiques, actes de vandalisme, vols et incendies, notamment contre une mosquée.
En juillet, des colons ont coupé l’eau et l’électricité de trois habitations palestiniennes dans le secteur de Ras al-Ein. Le 9 août, ils ont ensuite bloqué les accès aux maisons et installé une tente entre elles, piégeant trois familles, soit une quinzaine de personnes dont au moins deux enfants.
Ces familles « se sont retrouvées piégées chez elles dans un état de terreur, incapables de subvenir à leurs besoins fondamentaux », a dénoncé le HCDH dans un communiqué.
Des soldats israéliens accusés de collusion
Les familles ont demandé l’intervention des forces de sécurité israéliennes, sans succès. Selon le HCDH, celles-ci auraient également empêché des secouristes, des militants et des journalistes d’accéder aux habitations.
Des images vidéo montrent par ailleurs des soldats israéliens priant aux côtés de colons sur place, un élément qui « pourrait laisser supposer une collusion », souligne le Bureau des droits de l’homme de l’ONU. Les soldats ont finalement démonté la tente mercredi, sans expulser les colons, qui encerclaient toujours les habitations jeudi.
Pour l’ONU, ces actes criminels, commis par les colons avec le soutien ou l’acquiescement des autorités israéliennes, visent clairement à rendre la vie impossible à ces familles et à les contraindre à quitter leurs terres.
« Le temps presse pour ces trois familles avant qu’elles ne soient déplacées de force », avertit le HCDH.
Auteur: Nations Unies FR
