Depuis le début de l’année, 76 Palestiniens, dont 18 enfants, ont été tués en Cisjordanie par les forces armées israéliennes ou des colons. Trois Israéliens – un civil et deux membres des forces de sécurité – ont été tués au cours de la même période, lors d’affrontements avec des Palestiniens ou d’une attaque présumée à la voiture-bélier.
Présentant mardi ce bilan au Conseil de sécurité de l’ONU, Ramiz Alakbarov, qui coordonne les efforts des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, a surtout insisté sur ce que ces chiffres révèlent.
« La Cisjordanie est au point de rupture », a-t-il averti. Une situation qui, selon lui, ne résulte pas d’une dégradation soudaine, mais de décennies de conflit non résolu ayant approfondi l’occupation israélienne, conduit l’Autorité palestinienne au bord de l’effondrement et compromis les perspectives d’un Etat palestinien indépendant, viable et souverain.
Des gens marchent à travers les décombres de routes et de bâtiments détruits dans le camp de réfugiés de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie.
La réunion avait été demandée par les cinq membres européens du Conseil – Danemark, France, Grèce, Lettonie et Royaume-Uni –, avec l’appui de Bahreïn, de la Chine, de la Russie et du Pakistan. Alors que l’attention internationale reste largement concentrée sur le fragile cessez-le-feu à Gaza, les responsables de l’ONU ont décrit une autre crise qui s’enracine en Cisjordanie.
Depuis janvier 2023, 127 communautés palestiniennes y ont subi un déplacement total ou partiel. Près d’une cinquantaine ont été entièrement déplacées, soit plus de 6 390 personnes. Rien qu’en 2026, environ 3 800 Palestiniens, dont près de la moitié sont des enfants, ont dû quitter leur foyer sous l’effet des violences de…
Auteur: Nations Unies FR
