Selon le Bureau des droits de l’homme des Nations Unies, ces mesures compromettent gravement la création d’un État palestinien et violent le droit du peuple palestinien à l’autodétermination.
Le 8 février, le cabinet de sécurité israélien a approuvé un ensemble de mesures visant à étendre l’autorité civile israélienne dans les zones A et B de la Cisjordanie. Selon les accords d’Oslo, certains de ces pouvoirs relèvent de la compétence de l’Autorité palestinienne.
Dépossession accélérée
Ces mesures modifieraient la loi afin de permettre aux autorités et aux particuliers israéliens d’acquérir des terres dans ces zones. « Cela renforcera encore davantage le contrôle et l’intégration de la Cisjordanie occupée par Israël, consolidant ainsi l’annexion illégale », a déclaré le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk.
Selon le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme (HCDH), si ces décisions sont mises en œuvre, elles accéléreront sans aucun doute la dépossession des Palestiniens et leur transfert forcé, et conduiront à la création de nouvelles colonies israéliennes illégales.
« Cela privera également davantage les Palestiniens de leurs ressources naturelles et limitera leur jouissance d’autres droits humains », a regretté M.Türk. Il appelle à l’arrêt immédiat de l’occupation et à l’évacuation des colonies.
Lundi, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, s’était déjà dit gravement préoccupé par les décisions du cabinet de sécurité israélien et avait averti que la trajectoire actuelle sur le terrain compromettait les perspectives d’une solution à deux États.
Hausse des attaques et des démolitions
Au-delà de la dépossession, ces décisions étendent le contrôle israélien sur des lieux symboliques et clés, érodant les pouvoirs palestiniens et ouvrant la voie à de nouvelles colonies.
En effet, les décisions…
Auteur: Nations Unies FR

