Selon les informations rapportées, deux soldats israéliens ont été tués et au moins cinq autres blessés lorsque des hommes armés ont ouvert le feu près d’un poste de contrôle militaire aux abords de Hébron. Les deux assaillants palestiniens ont également été tués.
En réaction, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a ordonné le bouclage de la ville et annoncé des opérations de perquisition maison par maison ainsi que des démolitions de logements. Il aurait également menacé de lancer une offensive d’une ampleur inédite depuis la guerre des Six Jours.
Lors du point de presse quotidien à New York, le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a indiqué que M. Guterres était profondément préoccupé par ces mesures et par les informations faisant état de démolitions de maisons et de possibles déplacements de populations à Hébron.
« Ces bouclages restreignent gravement la liberté de mouvement des Palestiniens, leur accès aux services de base et leurs moyens de subsistance », a-t-il déclaré.
« Une logique de punition collective »
Mayy El Sheikh, porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) dans le Territoire palestinien occupé, a dénoncé un « nouvel épisode dans une série interminable de mesures étouffantes qui rendent la vie des Palestiniens de plus en plus insupportable ».
« Cela s’inscrit dans une logique de punition collective, appliquée chaque fois que des Palestiniens commettent des actes de violence contre des colons ou des soldats israéliens », a-t-elle souligné, rappelant que des incidents similaires avaient déjà entraîné des bouclages, une intensification des raids et des détentions arbitraires.
Les accès à Hébron ont été fermés après l’attaque de vendredi. La mosquée Ibrahimi a également été fermée, empêchant les fidèles d’y accomplir la prière du vendredi.
Plus de 160 attaques de colons en deux semaines
Cette nouvelle escalade…
Auteur: Nations Unies FR
