En vertu des accords de paix d’Oslo, la Cisjordanie est divisée en zones A, B et C. La zone A couvre les grandes villes palestiniennes, sous contrôle civil et sécuritaire de l’Autorité palestinienne. La zone B comprend la plupart des autres localités palestiniennes, avec une administration civile palestinienne mais un contrôle sécuritaire israélien. La zone C, sous contrôle israélien total, entoure ces deux zones.
Selon la presse, le cabinet de sécurité israélien a approuvé une série de règles devant permettre de renforcer le contrôle sur les zones administrées par l’Autorité palestinienne, selon un communiqué publié dimanche 8 février. D’après le texte, les réglementations datant de l’époque où la Jordanie administrait la Cisjordanie, avant 1967, et qui interdisaient aux juifs d’acheter des terres doivent être supprimées. L’Autorité palestinienne à Ramallah a condamné cette décision.
Colonies dépourvues de valeur juridique
Le chef de l’ONU « avertit que la trajectoire actuelle sur le terrain, y compris cette décision, compromet les perspectives d’une solution à deux États » a dit son porte-parole, Stéphane Dujarric, dans une déclaration à la presse.
Le Secrétaire général réitère que « toutes les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée, y compris Jérusalem-Est, ainsi que le régime et les infrastructures qui leur sont associés, sont dépourvus de validité juridique et constituent une violation flagrante du droit international, y compris des résolutions pertinentes des Nations Unies ».
« De telles actions, y compris la présence continue d’Israël dans le Territoire palestinien occupé, sont non seulement déstabilisatrices, mais aussi – comme l’a rappelé la Cour internationale de Justice – illégales », a ajouté son porte-parole.
Le Secrétaire général a appelé Israël « à revenir sur ces mesures » et toutes les parties « à préserver la seule voie vers une paix…
Auteur: Nations Unies FR

