Que ce soit au niveau collectif (étatique) ou individuel, dans la civilisation industrielle, dans le système étatico-capitaliste, nous n’avons pas de quelconque souveraineté, et encore moins d’autonomie.
Les impératifs du capitalisme obligent à des spécialisations par régions géographiques avec circulation intense des marchandises et matières premières dans tous les sens sur toute la planète, le tout à flux tendu zéro stock pour diminuer les coûts d’entrepôts.
En réalité le protectionnisme poussé est impossible. Les chaînes d’approvisionnement sont de plus en plus mondialisées, complexes, fluctuantes, interdépendantes, et la souveraineté diminue dans tous les domaines avec l’assemblage de produits complexes dont les ingrédients ou composants viennent de tas de régions et d’industries via une logistique tentaculaire.
L’Etat peut bien, à grand renfort de communication et d’argent magique par milliards, maintenir certaines industries nationales (comme le nucléaire civil indispensable aux armes nucléaires, les batteries pour véhicules tanks électrifiés, certaines puces électroniques, l’agriculture industrielle…) difficilement à flot, mais ça concerne seulement certains secteurs, où la souveraineté n’est de toute façon qu’apparente et/ou très partielle, car :
- Pour leurs produits, leurs machines, leurs énergies et leurs infrastructures, les usines dépendent de pièces fabriquées partout dans le monde, notamment en Asie.
- Les ingrédients de base des « aliments » ultratransformés de l’agroalimentaire industriel viennent de Chine.
- En France pas d’uranium ni de gaz ni de pétrole – Et ni l’éolien ou le photovoltaïque industriels ne sont ni locaux ni souverains (sans parler que ces industries n’ont rien d’écologique)
- Les engrais viennent de Russie ou d’ailleurs
- Les bases de l’industrie numérique viennent d’ailleurs
- Les usines automobiles assemblent des pièces fabriquées…
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