Classe d’accueil: les élèves qui y séjournent trop longtemps font face à des choix éducatifs plus restreints

De longs séjours dans des classes distinctes d’apprentissage linguistique, ainsi que les placements en éducation spécialisée ou en formation générale des adultes, peuvent avoir des conséquences profondes dans la vie des élèves immigrants. (Kenny Eliason sur Unsplash), CC BY-NC-ND

Différents pays et régions adoptent divers modèles d’intégration des élèves immigrants qui doivent apprendre ou perfectionner leur langue de scolarisation. Au Québec, un modèle pour les jeunes est la classe d’accueil.

Elle fait partie du programme d’intégration linguistique, scolaire et sociale du ministère de l’Éducation du Québec. Selon les documents provinciaux, la classe d’accueil est destinée aux élèves « ayant besoin de soutien » pour améliorer leurs compétences linguistiques.

La classe d’accueil peut être offerte de la maternelle au secondaire dans la province, mais elle est surtout présente au secondaire et dans les régions où le nombre d’élèves apprenant la langue de scolarisation est élevé, comme à Montréal.

Les élèves qui ne maîtrisent pas suffisamment le français pour être classés en classe ordinaire sont orientés vers la classe d’accueil pour l’apprentissage du français. Au secondaire, les élèves en classe d’accueil étudient principalement le français, mais aussi les mathématiques, les arts et l’éducation physique, et ce, séparément des élèves fréquentant la classe ordinaire.

Entrevues avec des élèves et des intervenants scolaires

Ma recherche doctorale portait sur les procédures de classement des élèves du secondaire immigrants nouvellement arrivés avant et après leur séjour en classe d’accueil à Montréal.

J’ai recueilli et analysé différents types de données : documents, observations en milieu scolaire et entrevues auprès de 37 intervenants scolaires et de sept élèves afin de connaître leurs expériences et leurs points de vue sur le sujet.

Ma recherche suggère…

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Auteur: Roberta Soares, Assistant Professor, Faculty of Education, L’Université d’Ottawa/University of Ottawa