Après un périple d’une vingtaine d’étapes à travers la France et jusqu’au sud de l’Espagne, l’initiatrice de la « Marche pour la liberté des prisonniers politiques sahraouis » s’apprête à embarquer à Algésiras avec sa délégation, direction Tanger où les attendent des autorités marocaines intransigeantes.
En Espagne, ancienne puissance colonisatrice du Sahara occidental, la population est plus sensibilisée qu’en France à l’enjeux de l’indépendance de ce territoire. Comment s’est déroulé votre périple, de Olot en Catalogne à Algésiras en Andalousie ?
Claude Mangin : Ça s’est très bien passé, nous avons été partout très bien reçu·es. Les gens nous ont remercié d’avoir réactivé la dynamique autour de la question sahraouie, mais aussi tout simplement de les avoir informés, parce que finalement, ils ne sont pas si informés que ça. Par exemple, les jeunes n’étudient pas cette tranche de leur histoire coloniale à l’école. Quant aux plus âgés, certains ont connu l’époque de la colonisation, ce qui alimente chez eux un sentiment de culpabilité.
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Cependant, il existe un peu partout une importante solidarité avec les réfugiés sahraouis, pratiquée par de nombreuses organisations espagnoles, très mobilisées et organisées. L’aide humanitaire reçoit de l’argent des collectivités territoriales et du gouvernement entre autres, pour renvoyer des biens d’urgence, surtout de la nourriture.
Les familles accueillent aussi régulièrement des enfants sahraouis pendant les vacances. En Andalousie, on en attend un millier cet été.
Et qu’en est-il de la mobilisation des élus espagnols ?
Ils sont largement sensibilisés. Partout,…
Auteur: Patrick Piro

