Climat : la COP30 face à « un contexte géopolitique d’obstruction de la politique climatique »

C’est une COP « emblématique », qui se réunira au Brésil à compter de la semaine prochaine, veut croire la climatologue et directrice de recherche à l’Institut de recherche pour le développement (IRD) Françoise Vimeux. En amont de cette grand-messe climatique, les pays conviés doivent remettre leurs engagements jusqu’à 2035, soit les contributions déterminées au niveau national (NDC), et revoir à la hausse leurs ambitions pour les dix prochaines années. Une obligation à laquelle ils sont assignés tous les cinq ans, explique la spécialiste, afin de se rapprocher le plus possible de l’objectif fixé par l’accord de Paris, avec 195 signataires : maintenir le réchauffement climatique sous la barre des 1,5 °C, « auquel il est presque utopiste aujourd’hui de continuer à croire », prévient la climatologue. Pour l’heure, « on est vraiment dans le dur, car les émissions globales continuent à augmenter, de l’ordre de 1 % par an, même si c’est moins rapide qu’il y a dix ou vingt ans. L’espoir de la COP30, c’est que les engagements pris nous mettent sur une trajectoire de stabilisation, puis de diminution de nos émissions, d’ici 2035 », explique Françoise Vimeux.

Ceux déjà soumis, une petite centaine sur les 200 attendus, laissent entendre qu’ « il y aurait une inflexion de la courbe estimée à environ 10 % à l’horizon 2035, par rapport à leur niveau de 2019. C’est une bonne nouvelle, mais ces chiffres…

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Auteur: Aglaée Marchand

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