Rarement un avis de la Cour internationale de justice aura été autant scruté (CIJ). Il faut dire que la décision rendue par la plus haute juridiction des Nations Unies, qui siège à La Haye, n’a rien d’anodine puisqu’elle reconnaît et précise les obligations qui incombent aux Etats en matière climatique. La Cour estime notamment que les Etats qui violent leurs obligations climatiques commettent un acte « illicite » et peuvent être condamnés à des « réparations intégrales aux Etats lésés ». Les juges avaient été saisis par l’Assemblée générale des Nations Unies à la suite d’une requête formulée par des étudiants de l’archipel du Vanuatu qui demandait à la Cour une interprétation juridique du droit international sur le climat. Fait rare, les juges de la CIJ se sont prononcés à l’unanimité sur cet avis qui est le premier rendu par la Cour en matière climatique. Avant de rendre sa décision, les juges de La Haye ont entendu une centaine de plaidoiries d’Etats et d’organisations internationales, un record.
« Il s’agit d’une victoire pour notre planète, pour la justice climatique et pour la capacité des jeunes à faire bouger les choses », a réagi le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, dans un communiqué. L’Union européenne a souligné jeudi « l’importance » de la décision de 140 pages.
« L’avis permet surtout d’éclairer sur l’état du droit international et de poser de façon plus…
Auteur: Henri Clavier

