Une nouvelle génération de satellites observe désormais la planète presque en continu. Elle détecte les émissions invisibles qui s’échappent des puits pétroliers, des gazoducs, des mines ou des décharges. Chaque jour, des millions de données satellitaires affluent vers les centres d’analyse. Trop de données, en réalité, pour être examinées manuellement.
Face à ce déluge d’informations, le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) affirme avoir trouvé un allié inattendu : l’intelligence artificielle.
Dans un rapport publié mercredi, l’agence onusienne explique comment son système de surveillance du méthane, baptisé MARS (Methane Alert and Response System), utilise désormais des modèles d’IA pour distinguer plus rapidement les fausses alertes des émissions massives de ce puissant gaz à effet de serre. Depuis sa mise en service complète en 2024, le dispositif a permis d’alerter les gouvernements et entreprises concernées, contribuant à plus de 40 actions de réduction des émissions dans le monde. Selon le PNUE, ces interventions auraient permis de mettre fin à des rejets représentant environ 1,2 million de tonnes de méthane.
Pour donner un ordre de grandeur, l’agence estime que le bénéfice climatique correspond aux émissions annuelles de près de 24 millions de voitures particulières à essence.
Le système de surveillance du méthane du PNUE, baptisé MARS, utilise des modèles d’IA pour distinguer plus rapidement les émissions de ce puissant gaz à effet de serre des fausses alertes.
Du ciel aux chantiers
Le méthane n’occupe qu’une place modeste dans le débat public sur le climat, largement dominé par le dioxyde de carbone. Pourtant, son impact est considérable. Au cours des 20 années qui suivent son émission, le méthane réchauffe l’atmosphère au…
Auteur: Nations Unies FR

