Un marathon de négociations, dans une réunion de la dernière chance. Il a fallu près de vingt heures aux pays européens pour aboutir à une entente. Mercredi 5 novembre au petit matin, les ministres de l’Environnement se sont prononcés sur leurs contributions déterminées au niveau national (NDC), réclamées tous les ans en amont de la COP, depuis l’accord de Paris signé en 2015. Afin de se rapprocher le plus possible de l’objectif de rester sous la barre des 1,5°C, l’UE a acté un projet de réduction des émissions de gaz à effet de serre situé entre 66,5 % et 72,5 % à l’horizon 2035, par rapport à 1990. La position des Vingt-sept était attendue, alors que l’Europe a toujours plutôt été « à l’avant-garde » dans la lutte contre le réchauffement climatique, expliquait à Public Sénat la climatologue et directrice de recherche à l’Institut de recherche pour le développement (IRD) Françoise Vimeux, en début de semaine. « Il ne faudrait pas que la France, ou l’Europe, perdent de leur superbe », s’inquiétait-elle. Si l’UE n’arrivera finalement pas les mains vides à Belém, elle a misé sur une fourchette large, moins ambitieuse que prévu. Seule voie pour la voir adopter, non sans douleur.
Opposition de la Hongrie, de la Slovaquie, de la République tchèque et de la Pologne
Si les NDC ne sont pas juridiquement contraignantes, l’objectif visant à réduire les émissions dans l’UE de 85 % d’ici à 2040, lui…
Auteur: Aglaée Marchand

