Climat : nos systèmes alimentaires peuvent devenir plus efficaces, plus résilients et plus justes

À Paris, l’édition 2024 du Salon de l’Agriculture se déroule dans un contexte particulier, entre grogne des syndicats agricoles et colère des agriculteurs.

Pendant ce temps, le réchauffement planétaire continue de s’accentuer, et expose la production agricole à une augmentation des dommages dus à ses conséquences : intensification des vagues de chaleurs, sécheresses, pluies extrêmes

Comment y faire face ? Dans un récent rapport du Haut conseil pour le climat, nous montrons qu’il est possible d’accélérer la réduction des émissions de l’alimentation et de la production agricole, en protégeant l’avenir des agriculteurs et des consommateurs, notamment les plus vulnérables. Autrement dit, un cercle plus vertueux est possible.

L’agriculture en première ligne des défis climatiques

Chaque dixième de degré compte et expose la production agricole à une augmentation des dommages dus aux événements météorologiques extrêmes.

On les observe déjà en France, à travers l’intensification des sécheresses à l’origine de baisses de rendements pour les cultures (dont le blé, le maïs, et les fourrages). D’autant plus que les vagues de chaleur induisent un stress thermique et hydrique néfastes tant pour les cultures que pour les animaux.

Le réchauffement rend également les semis et les récoltes plus précoces, ce qui les expose davantage aux gelées printanières ainsi qu’à certaines maladies, par exemple les maladies cryptogamiques (liées au développement de champignons) dans les vignobles. De la même façon, plusieurs maladies touchant les animaux d’élevage risquent de se développer à cause du réchauffement.

Les inondations, plus fréquentes du fait de l’élévation des températures, entraînent elles aussi de lourds dégâts, tant pour pour les sols, les cultures que le matériel agricole.

Hersage sur un terrain inondé.
Irri…

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Auteur: Jean-François Soussana, Directeur de Recherche, Inrae