En colère. En regardant l’interview de Sébastien Lecornu au JT de France 2 ce 8 octobre, un membre de la direction du Parti socialiste (PS), lâche : « Il fait ce qu’il peut mais, au bout d’un moment, le “C’est pas moi qui vais dire ou faire parce que j’ai démissionné”, c’est un peu pénible. Que Macron parle et décide vite. Et le seul choix pour ne pas se jeter dans la falaise, c’est un premier ministre de gauche. » Depuis des semaines, les socialistes revendiquent Matignon. Et jamais ils n’ont été aussi proches d’accéder au pouvoir. Mais depuis des semaines, la même histoire se répète. Inlassablement. Emmanuel Macron et la Macronie font tout pour empêcher une cohabitation.
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Pour le président, il n’est pas question de nommer un premier ministre qui remettrait en cause sa politique de l’offre et sa réforme des retraites. Ce serait se renier. Après la chute de Michel Barnier et de François Bayrou, le chef de l’État a choisi l’un de ses derniers fidèles. Pendant des jours, les socialistes, unis derrière le premier des siens, Olivier Faure, avaient fait campagne pour prendre le gouvernement. Avec un plan et des chiffres : 26,9 milliards de recettes nouvelles, 14 milliards d’économies, 19,2 milliards d’investissements.
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J. Guedj
Dans la classe politique, le nom du premier secrétaire du parti au poing et à la rose s’installe alors. « Ça se resserre autour d’Olivier Faure. Il apparaît comme fédérateur, il est en train de passer un cap, estimait début septembre Luc Broussy, président du conseil national du PS. Ça se joue entre lui ou un macroniste. » Raté. Après l’échec du…
Auteur: Lucas Sarafian

