Saint-Germain-en-Coglès (Ille-et-Vilaine), reportage
« Ici, zone humide. L’eau est un bien précieux à préserver. Non au crématorium ! » lit-on sur de grandes banderoles déployées à l’entrée du petit village de Saint-Germain-en-Coglès, au nord-est de l’Ille-et-Vilaine. Dans ce département, le granit est roi, et toutes les maisons du village sont faites de cette roche grise à l’aspect granuleux. C’est dans l’une d’entre elles que vit Réjane Lermenier, retraitée de 62 ans au regard vif et aux cheveux grisonnants, bien décidée à faire capoter le projet de crématorium que la mairie veut faire construire dans le quartier.
L’exploitation de ce bâtiment où incinérer les morts serait confiée à la société Générys, une petite entreprise de pompes funèbres qui a déjà remporté plusieurs marchés publics dans l’ouest de la France. « On n’est pas contre le crématorium en soi, on s’y oppose pour des raisons environnementales », dit Réjane Lermenier, qui préside depuis un an et demi l’association Bien vivre à la gare, un collectif d’une trentaine de riverains opposés au crématorium.
Pour preuve, elle pose un lourd dossier en carton sur la table de sa cuisine. À l’intérieur : une liasse de documents administratifs, de copies de mels et de cartographies annotées, fruit du travail acharné que mène l’association pour documenter l’impact environnemental du projet.
L’eau un jour imbuvable ?
« Le problème, c’est qu’ils veulent construire ce crématorium en plein milieu de l’ère de captage d’eau potable des Drains du Coglais. La plus importante ressource en eau du département », explique la sexagénaire, en sortant une carte fournie par le syndicat d’eau potable Eau du bassin rennais. On y voit effectivement la localisation des drains, tout proche de l’emplacement du futur crématorium.
Les craintes du collectif : que les fumées du crématorium polluent la nappe…
La suite est à lire sur: reporterre.net
Auteur: Scandola Graziani

