La Coordination rurale viendra porter les « doléances » des agriculteurs à Paris malgré l’interdiction de ses convois de tracteurs par le gouvernement, a indiqué lundi 5 janvier son président, très remonté après un rendez-vous avec le premier ministre qui reçoit les syndicats agricoles jusqu’à mardi.
Selon plusieurs arrêtés préfectoraux consultés lundi, les mouvements et convois de tracteurs sont interdits dans la majeure partie de la France jusqu’à jeudi. Visiblement pour empêcher les velléités de bloquer la capitale avec les engins.
Les crises sont nombreuses et, depuis début décembre, la colère des agriculteurs monte : épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) qui touche les bovins ; faible cours du blé et prix élevé des engrais qui plombent les céréaliers ; menace d’une concurrence accrue des pays latino-américains du Mercosur ; négociations ardues à venir concernant la politique agricole commune (PAC) européenne ; détresse des viticulteurs…
« On montera » porter les « doléances » des agriculteurs à Paris, de façon « pacifique » et « même si la moitié doit finir en garde à vue », a déclaré à la sortie de Matignon lundi soir Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale (CR), deuxième syndicat agricole.
La CR espère l’arrivée de ses cortèges pacifiques aux abords de Paris à compter de jeudi, a-t-elle précisé. Se disant « maltraité » par le gouvernement et n’avoir eu que des réponses « vagues » du premier ministre, il a ajouté que ses troupes « remontées » ne lâcheraient « rien », notamment pour obtenir la fin de l’abattage total des foyers contaminés par la dermatose bovine.
Habituée des actions coup de poing, la CR est depuis début décembre avec la Confédération paysanne le fer de lance de la contestation contre la gestion de cette maladie, qui a ravivé une colère plus large.
« C’est pas…
Auteur: La Croix (avec AFP)

