30 tonnes de pommes de terre déversées devant l’Assemblée nationale, 352 tracteurs autorisés à franchir les portes de la capitale le 13 janvier et… une invitation à Matignon. Les différences de traitement par l’État des représentants de la FNSEA, le syndicat agricole majoritaire, par rapport à ceux de la Confédération paysanne (20,54 % des suffrages au niveau national tout de même), choque cette dernière.
Elle dénonce un « deux poids deux mesures » et une « tentative de récupération des colères paysannes ». Voilà en effet plus d’un mois que le syndicat classé à gauche se mobilise — ainsi que la Coordination rurale, 2ᵉ syndicat agricole, aux idées proches de l’extrême droite — contre l’accord UE-Mercosur et contre la stratégie sanitaire gouvernementale face à la dermatose nodulaire contagieuse. Résultat ? L’État a annoncé le 13 janvier un paquet de mesures… taillées pour la FNSEA, qui a été significativement moins visible sur le terrain que les deux autres syndicats.
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Peu après avoir reçu la délégation de la FNSEA, mardi 13 janvier, le Premier ministre Sébastien Lecornu a publié un message sur X dénonçant « trop de règles complexes » et une « accumulation de normes » sur l’agriculture. Il a répondu aux demandes du syndicat avec l’annonce d’une « loi d’urgence ». Un projet de loi qui sera présenté au Conseil des ministres en mars, pour un examen au Parlement « avant l’été ».
Une « liste du père Noël apportée par la FNSEA »
« Ces annonces montrent que les propositions du réseau FNSEA résonnent auprès des décideurs publics », s’est réjoui le syndicat dans un communiqué. « Encore une fois, le Premier ministre ne fait pas une réponse aux agriculteurs, mais à la liste du père Noël apportée par la FNSEA, sans répondre aux problématiques de l’élevage…
Auteur: Léa Guedj

