« Cela fait maintenant plus de six mois que j’enquête sur Naturalia, et je ne suis visiblement pas au bout de mes surprises. Je croule littéralement sous le nombre de témoignages. Toujours plus ahurissants. Toujours plus affolants. Toujours plus indécents. Après mon premier article, j’en ai écrit un second et voici désormais le troisième. Ce dernier article n’est pas une pâle copie des deux précédents : il révèle au grand jour des pratiques de l’enseigne jusqu’ici cachées au grand public mais, surtout, il montre que cette enquête a eu un réel impact. L’omerta a laissé place à la libération de la parole, d’abord timide puis progressivement affirmée, puis à la création d’un véritable réseau d’entraide entre employés, qu’ils soient anciens ou encore en poste. Sur les réseaux, je sens que je suis surveillée. Enquêter sur une telle enseigne n’est pas de tout repos, et non sans risques. Mais c’est aussi la force du journalisme indépendant : dénoncer, sans aucune censure, les pratiques irrespectueuses tant de l’environnement que des droits humains. C’est en ce journalisme là que je crois, et c’est pour cela que je n’arrêterais pas ce travail. » témoigne notre journaliste en charge de l’enquête.
Tribune : Voilà maintenant plus de six mois que j’enquête sur Naturalia, et je ne suis visiblement pas au bout de mes surprises. Il y a quatre mois, je publiais mon premier article sur cette entreprise. Même si j’avais conscience du problème, je n’imaginais pas son ampleur : en quelques semaines, j’ai reçu des dizaines des témoignages, venant tous confirmer ce qui était dit dans le premier article. J’ai alors écrit un second article, rassemblant quelques uns de ces nouveaux témoignages, qui a fait l’effet d’une bombe. L’omerta a laissé place à la libération de la parole, d’abord timide puis progressivement affirmée, puis à la création d’un véritable réseau d’entraide entre employés, qu’ils soient anciens ou encore en poste.
Quant à Naturalia, l’enseigne a supprimé tous les commentaires sur sa page Facebook faisant mention de nos articles. Quand elle a répondu publiquement, c’était dans le but d’en nier leur contenu :
Suite au second article, sur la page facebook de Naturalia.
Notre média est sans cesse observé, quand il n’est pas menacé plus ou moins directement de poursuites judiciaires. Et il est certain qu’enquêter sur une telle enseigne n’est pas de tout repos, et non sans risques. Mais c’est aussi la force du journalisme…
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Auteur: Camille Bouko-levy

