Colère des agriculteurs : au-delà de la gestion de la mobilisation, le gouvernement attendu au tournant sur le fond

« Ils sont en colère et il est normal que la colère s’exprime », a excusé la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, pourtant chahutée ce jeudi devant l’Assemblée nationale par des agriculteurs de la Coordination rurale, le deuxième syndicat agricole, habitué aux actions spectaculaires et proche de l’extrême droite.

L’imminence de la signature de l’accord UE-Mercosur, prévue le 12 janvier, la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse ces dernières semaines, ou encore la surtransposition de certaines normes jugées pénalisantes par rapport à nos voisins européens ont ravivé la colère de la profession qui s’était déjà fortement mobilisée il y a deux ans et a servi de carburant à la centaine de tracteurs qui ont roulé en direction de l’Île-de-France, malgré l’interdiction des autorités. Ces actions ont été qualifiées d’« illégales », par la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon.

Sur France Inter, ce matin le patron des Républicains et ancien ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau a, lui, appelé à la désescalade et à la « négociation » avec la Coordination rurale. « On n’est pas obligé d’employer la force pour faire respecter l’ordre », a-t-il plaidé. Lorsqu’il s’agit de mettre un terme à des manifestations illégales, on a connu moins de mansuétude dans les propos de l’ancien ministre qui prônait à son arrivée à Beauvau le triptyque : « l’ordre,…

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Auteur: Simon Barbarit

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