L’antenne de Science Po Rennes, nommée « campus transition », a été créée à Caen en 2012, rue Pasteur. Le campus forme environ 150 étudiant.es au « droit de l’environnement, de l’urbanisme ou des énergies renouvelables, dans une optique de gestion de projets et de territoires. »
La transition écologique n’est qu’un vaste projet de restructuration du capitalisme qui a digéré les symboles des luttes pour le climat, par le biais des énergies nucléaires et extractives (les énergies « renouvelables » impliquent des ressources qui s’obtiennent par l’extractivisme, une violence infligée aux environnements et aux populations). Plutôt que de sauver la planète, il s’agit de poursuivre et d’accentuer la destruction de tout par le progrès industriel en le greenwashant.
Si les intentions des étudiant.e.s de ces écoles peuvent être honnêtes, il est important pour nous de leur faire savoir que ce n’est pas possible d’arranger les choses de l’intérieur de ce système. Ainsi, nous les incitons à déserter leur école et rejoindre les personnes qui luttent directement contre le capitalisme destructeur. Peut-être à l’occasion du camp Haro ou d’autres évènements qui peuvent exister. Ne serait-ce que pour se confronter à d’autres idées et d’autres pratiques que les mensonges et les impasses bureaucratiques de la politique politicienne.
Dans le cadre de l’« Agora des transitions », la conférence « Avant-garde de la création bande dessinée face à la bascule écologique » était tenue par Gaspard Laurent, bédéiste, mardi 14 janvier à 18h.
Nous en avons profité pour faire un joyeux collage la veille au soir, et avons tapissé les murs de l’école avec des extraits de la bande dessinée Cent mille ans, Bure ou le scandale enfoui des déchets nucléaires [1] [2] ; le tract Et le nucléaire dans tout ça ? ; et quelques affiches anti-nucléaires…

Les…
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