Nous sommes un collectif habitant en ville et nous cultivons un terrain d’un hectare dans le sud-ouest lyonnais, à une vingtaine de minutes en voiture du métro. Actuellement nous cherchons à étoffer notre noyau de six membres actifs.
Notre activité est non-marchande car les denrées que nous produisons ne sont pas vendues et nous n’avons pas comme but de nous verser un revenu. Elle est de plus tournée vers l’extérieur : notre but n’est pas de nous nourrir nous-mêmes en visant une autonomie alimentaire, mais de donner à toute personne la possibilité de participer à la production agricole. Nous donnons aussi accès à la moitié de notre production à des personnes qui ne viennent pas forcément cultiver avec nous. Ceci est pour nous une sorte de cotisation sociale en nature, et une façon de nous inscrire dans le mouvement d’une sécurité sociale alimentaire pour faire de l’agriculture un commun, mais en dépassant le principe de l’échange entre un travail et de l’argent.
Par ailleurs nous utilisons peu de machines (nous n’avons pas de tracteur), sans en faire un dogme. Un des intérêts d’une production agricole manuelle est de déplier la complexité enfermée dans les technologies pour en mener nous-mêmes toutes les étapes. Aussi, l’objectif d’être le plus nombreux possible à cultiver notre subsistance est cohérent avec une utilisation parcimonieuse des moteurs. C’est la dimension non-marchande de notre projet qui rend possible une véritable désescalade technologique à laquelle certains appellent. A côté de l’installation agricole professionnelle il y a donc une autre voie que nous traçons, pour nous réapproprier notre subsistance. Bien entendu nous n’utilisons pas d’intrants chimiques.
Actuellement nous cherchons à étoffer notre noyau de six membres actifs. Si tu es intéressé•e mais que tu n’as jamais gratté la terre, pas de problème, c’est bien le but de notre collectif de transmettre…
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