Si les « années collège » sont un moment charnière dans la vie de chaque individu, tant pour l’orientation scolaire que les relations sociales, le fonctionnement des établissements et les rôles de ses différents acteurs restent mal connus. Les « pions » en particulier, restent bien souvent dans l’ombre des « profs » et des « CPE ». Pourtant, ces assistants d’éducation (AED) – selon la dénomination officielle, sont un maillon essentiel entre les élèves et le conseiller principal d’éducation et assument de nombreuses responsabilités.
Les assistants d’éducation sont aujourd’hui majoritairement des étudiants au statut précaire, souhaitant dans la plupart des cas se diriger vers les métiers de l’enseignement et donc en contrat de « préprofessionnalisation ». Cependant, les règles de ce jeu sont en train de changer. La loi du 16 décembre 2022 « visant à lutter contre la précarité des accompagnants d’élèves en situation de handicap et des assistants d’éducation » a en effet ouvert la voie à une pérennisation de la fonction.
En d’autres termes, la possible « cédéisation » permet de se projeter dans une véritable carrière sur ce poste, et va poser de nouvelles questions, tant pour les assistants d’éducation que pour les conseillers principaux d’éducation. Une étude réalisée lors d’une immersion d’un an en tant qu’AED permet d’envisager certains des impacts que pourrait avoir cette réforme.
Assistant d’éducation : un rôle important mais un statut précaire
Les assistants d’éducation sont un peu le couteau suisse du collège ou, si l’on ose filer la métaphore, on pourrait dire que ces pions jouent tout à la fois le rôle de roi, de dame, de fou, de tour et de cavalier. Tout d’abord, leurs…
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Auteur: Damien De Carvalho, Docteur en sciences de gestion, IAE de Poitiers

