Les opérations de recherche des survivants en Colombie ont atteint mercredi une phase décisive, après le puissant séisme qui a frappé l’ouest du pays lundi, faisant 265 morts et des centaines de disparus.
Le séisme de magnitude 7,4, avec un épicentre situé dans le département pauvre du Choco, sur la côte Pacifique, est le plus meurtrier du siècle en Colombie. Il a frappé de nombreuses villes de l’ouest, dont Cali, la troisième du pays, et Pereira dans la « région du café ».
Le président Abelardo de la Espriella, entré en fonctions la semaine dernière, a communiqué mercredi 12 août un nouveau bilan, évoquant 265 morts, près de 3 500 blessés et 500 disparus. Plus de 11 000 logements ont été détruits dans la catastrophe et des milliers de familles se retrouvent sans toit.
Urgence et deuil
Selon les experts, le délai critique pour retrouver des survivants est de 72 heures. Un délai qui expire jeudi matin. « Nous entrons dans la phase finale des premières 72 heures », a souligné mercredi matin le maire de Cali, Alejandro Eder. « Cela ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de survivants après, mais ce sera plus difficile », a-t-il indiqué.
À Cali et Pereira, les deux villes les plus touchées par la catastrophe, les équipes de secours et les bénévoles se préparaient à œuvrer une troisième nuit d’affilée, de leurs mains nues ou avec des grues et des chiens renifleurs, s’arrêtant à intervalle régulier pour tenter de détecter d’éventuels signes de vie.
Le président Abelardo de la Espriella a décrété trois jours de deuil national « en hommage à toutes les personnes décédées », ainsi que l’« urgence économique », une mesure qui l’autorise à lever des impôts et modifier le budget sans passer par le Parlement. Il a également annoncé la création d’un fonds destiné à venir en aide aux victimes du séisme. « Nous ferons tout ce…
Auteur: La Croix (avec AFP)
