En moyenne, près de 100 défenseurs sont tués chaque année dans le pays. « Il est bouleversant que la Colombie reste l’un des endroits les plus dangereux au monde pour être défenseur des droits humains », a déclaré le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk.
Efforts insuffisants
Le rapport publié par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) admet que le gouvernement colombien a pris des mesures importantes, notamment en reconnaissant publiquement l’ampleur du problème, en engageant un dialogue avec la société civile, en adoptant des mesures préventives, et en élaborant une politique nationale dédiée. Une coopération étroite avec le bureau du HCDH dans le pays a également été mise en place.
Mais ces efforts restent insuffisants. « Les institutions de l’État n’ont pas été en mesure d’inverser les tendances de la violence », souligne le rapport, pointant des failles structurelles persistantes. L’impunité élevée, la corruption et la faiblesse des institutions continuent d’alimenter les attaques.
Entre 2016 et 2025, 972 défenseurs ont été tués, dont 410 pour la seule période 2022-2025. Cette recrudescence est en partie liée à la reconfiguration des conflits armés après la signature de l’Accord de paix colombien de 2016, dans des zones autrefois contrôlées par les rebelles des FARC-EP, où la présence de l’État demeure limitée.
Les violences sont aujourd’hui largement attribuées à des groupes armés non étatiques, impliqués dans des activités criminelles telles que le trafic de drogue, l’exploitation minière illégale ou encore la traite des êtres humains. Plus de 70 % des auteurs présumés relèvent de ces groupes.
Communautés autochtones de la région de l’Amazonie, dans le sud de la Colombie.
Les peuples autochtones visés
Le…
Auteur: Nations Unies FR

