Où que l’on regarde, le ciel s’assombrit, et l’internationale néofasciste s’étend. La Colombie, vaste pays d’Amérique du Sud comptant 50 millions d’habitants, vient de basculer à son tour dans le camp de l’extrême droite.
Le millionnaire Abelardo de la Espriella a créé la surprise en remportant les élections présidentielles d’une courte tête le 21 juin, après un mandat de gauche. Encore méconnu il y a quelques mois, cet avocat s’est fait surnommé «le Tigre» et a joué la carte de la politique spectacle au maximum : grands meetings avec de la pyrotechnie et des déguisements de félins, ambiance de boite de nuit, casquettes «Make Colombia Great Again», le tout appuyé par des campagnes médiatiques et sur les réseaux sociaux soutenues par les fortunes du pays.
La victoire de la Espriella signe le retour de la Colombie sous le contrôle des USA. Ce futur président possède lui-même la double nationalité colombienne et étasunienne, et ne cache pas son adoration pour Donald Trump, dont il a copié les méthodes de communication. Il rejoint ainsi les autres dirigeants d’extrême droite en Amérique Latine, comme Milei en Argentine, Kast au Chili ou Paz en Bolivie, qui sont tous des vassaux des USA. Quasiment tout le continent a basculé.
Lors de ses discours, de la Espriella n’a pas arrêté de parler de ses «cojones», s’est présenté comme un «mâle alpha» qui dirigera la Colombie comme un dominant pour remettre «l’ordre». Malheureusement sans surprise, son programme est anti-féministe et compte revenir sur le droit à l’IVG qui venait d’être arraché par d’importantes luttes féministes. De la Espriella va aussi militariser la Colombie, pays déchiré pendant des décennies par une terrible guerre civile entre les guérillas marxistes et les milices paramilitaires, ayant causé des dizaines de milliers de morts. Alors qu’un processus de paix était en cours, porté par le…
Auteur: B

