Colonialiste et spéciste : la honte du tourisme animalier

L’exploitation animale est présente dans de nombreux domaines (alimentation, textile, santé) partout dans le monde. Il existe toutefois une industrie à laquelle nous ne pensons pas toujours : celle du tourisme. À la recherche d’« exotisme », de nombreux touristes voyagent sans prendre conscience de leur impact sur les autres êtres vivants. Des éléphants d’Asie aux paresseux du Brésil en passant par les ânes de Santorin ou les orques et dauphins du Marineland d’Antibes, les animaux exploités dans le cadre d’activités touristiques sont légion… et, le plus souvent, victimes de terribles souffrances. 

Traverser un désert à dos de dromadaire, caresser un éléphant docile en Thaïlande, plonger avec des baleines lors d’un voyage à la Réunion… Ces activités sont celles de nombreux touristes qui paient pour un selfie avec un animal sauvage, sorte de « symbole exotique 2.0 » du pays visité.

Les ânes de Santorin font partie de l’inconscient collectif… Au détriment de leur bien-être. Source : Wikimedia Commons

L’« exotisme » , un héritage colonial

Lorsqu’ils entrent en contact avec des animaux de manière lucrative sur leur lieu de villégiature, les touristes concernés le font a priori en toute bienveillance. Car, finalement, qu’y a-t-il de mal à monter à dos d’âne sur les îles grecques ? Les animaux sont parés de beaux accessoires, et ce n’est pas le poids d’une personne qui pourrait les déranger… Qu’y a-t-il de mal à se rendre en calèche vers les pyramides d’Égypte ? Les chevaux ont toujours tracté des calèches… Qu’y a-t-il de mal à aller nager en compagnie des baleines ?

Déjà, ce rapport aux animaux dans le tourisme s’inscrit dans une continuité historique plus large : celle d’un regard occidental, hérité de l’époque coloniale, qui considère les territoires du Sud global comme des terrains d’exotisme, de consommation et de mise en scène. Cette dynamique…

La suite est à lire sur: mrmondialisation.org
Auteur: Mr M.

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