L’intervention de Jean-Luc Coronel de Boissezon au « forum de la dissidence » en décembre 2022. (Capture d’écran)
Six ans après l’attaque d’un commando cagoulé sur des étudiants occupant un amphi à la fac de droit, le Conseil d’État a finalement rendu sa décision, en révoquant définitivement le très droitier professeur d’histoire du droit Jean-Luc Coronel de Boissezon. Il est donc interdit d’enseigner dans un établissement public
Il n’y a visiblement pas que les feuilles mortes qui tombent en automne… Dans une décision du 27 septembre, le Conseil d’État a définitivement révoqué le professeur d’histoire du droit Jean-Luc Coronel de Boissezon, par ailleurs condamné au pénal à un an de prison ferme pour sa participation à un commando cagoulé qui avait violemment expulsé d’un amphithéâtre des étudiants en lutte contre la loi ORE le 22 mars 2018.
Cette décision marque la fin d’un feuilleton administratif qui aura duré six ans : Coronel de Boissezon a d’abord fait l’objet d’une mesure de révocation par décision de la Section disciplinaire du Conseil académique de Sorbonne université en date du 11 janvier 2019. En appel, le Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (CNESER) statuant en matière disciplinaire avait, par une décision en date du 23 mars 2022, annulé le jugement de première instance et condamné le professeur à l’interdiction d’exercer toutes fonctions d’enseignement et de recherche dans tout établissement public d’enseignement supérieur pour une durée de quatre ans avec privation de la totalité du traitement. Un avis annulé par le Conseil d’État en janvier 2023, qui a jugé insuffisante la sanction infligée, renvoyant la décision au CNESER.
Ledit CNESER, dans une décision rendue le 4 septembre 2023, avait fait fi de l’avis du Conseil d’État, et avait rendu la même décision qu’en mars 2022, à…
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Auteur: Elian Barascud

