Dans la nuit du 22 au 23 mars 2018, un commando d’extrême-droite avait évacué à coup de planches et de taser un amphi occupé à la fac de droit de Montpellier.
La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Montpellier a examiné, début juin, le refus du parquet d’ouvrir une nouvelle enquête sur les membres non identifiés du commando cagoulé qui avait attaqué des étudiants à la fac de droit le 22 mars 2018. Verdict : ni oui, ni non. Rendez-vous est pris au 1er octobre, le temps que la justice se décide à consulter son propre dossier
Huit ans après l’attaque, l’affaire du commando de la fac de droit de Montpellier n’en finit pas de rebondir. Pour mémoire : dans la nuit du 22 au 23 mars 2018, une dizaine d’individus cagoulés et armés avaient violemment évacué un amphithéâtre occupé par des étudiants mobilisés contre Parcoursup. Sept personnes avaient été condamnées en 2021, dont l’ex-doyen Philippe Pétel et le professeur Jean-Luc Coronel de Boissezon, avant que la cour d’appel n’allège certaines peines en février 2023, et relaxe purement et simplement Martial Roudier, fils du fondateur de la Ligue du Midi, groupuscule identitaire violent et raciste.
Sauf que c’est justement cette audience d’appel, le 9 décembre 2022, qui a tout relancé. Devant la cour, Martial Roudier avait alors lâché une phrase qui n’est jamais sortie de la mémoire des parties civiles : « Il y a forcément les étudiants, les gens derrière moi n’ont pas la stature, le colonel avait le visage découvert. » Une manière, pour les victimes, de confirmer ce qu’elles disaient depuis le début : sur la dizaine d’hommes entrés dans l’amphi ce soir-là, seuls cinq auteurs directs avaient été poursuivis. Il en manquait au moins autant.
Des plaintes, puis un silence avant un classement
Forts de cette déclaration, trois anciens étudiants victimes, restés parties civiles dans la…
Auteur: Elian Barascud

