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Comme des éclaircies dans les nuages de lacrymos
La révolte est partie d’un lycée de banlieue parisienne mi septembre, et s’est étendue en traînée de poudre, devant les bahuts et dans les rues. Les blocages et les barricades se sont fait écho en solidarité à travers tout le territoire dominé par l’État Français, en métropole comme dans les « anciennes » colonies (DOM-TOM).
On sort à peine d’un été passé à suffoquer de la catastrophe écologique en cours, pendant que le fascisme et la guerre nous sont matraquées comme seules perspectives d’avenir. Alors c’est clair que ça fait une grosse bouffée d’air de voir ce refus et cette rage sortir,_et les désirs d’un autre monde s’exprimer !
Les raisons de se révolter sont déjà là et s’accumulent, depuis bien trop longtemps. Cette fois, la tempête n’a pas attendu une nouvelle loi ou un nouveau meurtre policier auquel réagir pour se déclencher. Le pire qu’on nous promet est déjà là. Et c’est pas celles et ceux qui nous ont foutu dans cette merde (ou leurs pseudos-adversaires politiciens) qui vont nous en sortir_ !
Le pouvoir flippe de ce vent d’insoumission de la jeunesse qu’il n’avait pas vu venir, et qui prend des formes bien plus difficiles à contrôler que les défilés tout bien encadrés et muselés de ses partenaires syndicaux. Et on espère qu’ils ont raison d’avoir peur_ ! 🙂
Bon nombre de lycéennes et lycéens revendiquent leur autonomie, refusent la récupération des politiciens de tout bords, et s’auto-organisent pour faire vivre leurs luttes, qui sont bien plus larges et profondes que la question des conditions matérielles dans les lycées.
Face à ces imaginaires qui ouvrent tant d’autres possibles, l’État met les moyens pour refermer la brèche et forcer tout le monde à rentrer dans ses rangs. En interdisant jusqu’au matériel de protection face aux armes de la police, le message…
Auteur: IAATA
