Depuis deux semaines, la jeunesse lycéenne a réveillé la lutte de classes dans le pays. Leurs revendications sont simples mais profondes : elles portent sur leurs conditions d’études, le 8h-18h, la sélection, mais aussi sur l’avenir qui est réservé à la jeunesse, fait de guerres et de misère. Sur les blocus, ce sont nos enfants, nos neveux et nos nièces qui se mobilisent, et qui rappellent qu’il est possible de lutter avec une énergie impressionnante.
La réponse du gouvernement depuis le début de la mobilisation est simple : une répression brutale, qui a mutilé, blessé ou traumatisé des centaines d’adolescents pour tenter de terroriser l’ensemble de la jeunesse. Nous avons déjà vu ce scénario se dérouler sous nos yeux, car c’est celui que réservent les gouvernements macronistes à chaque mouvement qui met en danger son projet anti-ouvrier, incarné aujourd’hui par le budget austéritaire qui se prépare.
Convergences
C’est parce que nous partageons les revendications des lycéens que de premières convergences ont eu lieu avec le monde du travail. Au travers des personnels de l’éducation bien sûr, en première ligne pour défendre leurs élèves, comme à Paul Eluard à Saint-Denis. Mais aussi avec des initiatives de solidarité de raffineurs, de métallos, de soignants et de syndicalistes de différents secteurs au Havre, à Paris et dans de nombreuses villes du pays le 6 octobre.
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Pourtant, la réponse de la quasi-totalité des directions syndicales est en décalage complet avec les besoins du moment. La semaine dernière, elles ont appelé à une mobilisation interprofessionnelle le 5 novembre, dans un véritable signal d’abandon de la…
Auteur: Collectif
