Comme une «blessure par balle» près du cœur : à Lyon, un habitant frôle la mort suite à un tir de grenade


À Lyon, samedi 24 octobre, un passant a reçu dans le thorax un éclat métallique de plusieurs centimètres, provenant vraisemblablement d’une grenade GM2L tirée par la police


Les médecins ont pensé qu’il avait été touché par un tir d’arme à feu. Jonathan a reçu un projectile métallique à 2 centimètres du cœur, alors qu’il se trouvait dans une rue de Lyon, le 24 octobre dernier. La blessure évoquait tellement une balle qu’avant de l’opérer, les chirurgiens ont prévenu la police, comme le veut la loi en cas de tir.

Jonathan, 43 ans, sortait de chez lui dans le 7ème arrondissement de Lyon, pour aller chercher un casse-croûte à l’épicerie. Une promenade de routine en «claquettes-chaussettes» sans son téléphone, explique-t-il sur son lit d’hôpital : «J’avais juste un peu d’argent pour acheter à manger». Mais il croise la route de manifestants qui fuient et de policiers qui leur jettent des grenades explosives. C’est là qu’il frôle la mort.

«Je ressens une blessure au thorax» raconte Jonathan au journal Le Progrès, avant de continuer : «Je mets la main : un liquide chaud. Je pissais le sang». Il est recueilli dans un restaurant où, par miracle, un médecin présent par hasard lui fait un garrot avant qu’il ne soit transporté en urgence à l’hôpital.

Une fois opéré, il apprend qu’il a reçu «un truc métallique de 2 ou 3 centimètres» dans le poumon. «Ça fait flipper. Ils m’ont enlevé un petit bout de poumon, j’ai un drain. Comme c’est maintenant très douloureux, je suis sous morphine pendant quelques jours» dit le quarantenaire, qui devra faire des exercices de rééducation pour retrouver ses capacités respiratoires.

Jonathan en est sûr, sa grave blessure est due à l’éclat d’une grenade lancée par des policiers. En même temps, d’où pourrait-elle venir d’autre ? Qui dispose d’armes pouvant propulser des éclats métalliques à une…

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Auteur: B