Création sonore d’environ 15 minutes qui commémore les 80 ans des bombardements de Hiroshima et Nagasaki. Cet enregistrement traite donc de crimes de guerre, des impacts physiques sur les humain·es de la bombe atomique et de violences coloniales. Vous pouvez interrompre la diffusion ou la lecture à tout moment si vous ne souhaitez pas y être exposé·e.
Article initialement publié sur bureburebure.info.
« J’ai grandi à Alamogordo, une ville située à une centaine de kilomètres du cite de l’essai Trinity. Quand j’étais jeune, il y avait encore un fort sentiment de patriotisme lié à ce lieu et au fait que le nouveau mexique faisait partie intégrante de l’histoire de la création de la bombe atomique. En grandissant, j’ai pris conscience qu’il y avait d’autres histoires qu’on avait cachées sous le tapis. Les histoires d’autres personnes qui sont tombées malades, le fait que les états-unis n’avait pas bien géré la puissance de l’arme qu’ils avaient créer. Mais quand j’étais enfant, on nous racontait que la bombe atomique était une grande invention américaine et que la population du nouveau mexique avait jouer un rôle très important dans l’histoire de sa création. « Du berceau à la tombe » c’est l’expression que nous utilisons pour parler du lieu où les matériaux de la bombe atomique sont extraits du sol, où ils sont raffinés puis intégrer à la bombe, où la bombe explose et où enfin les déchets atomiques sont enfuis. Beaucoup de ceux qui ont travaillés dans les mines d’uranium du nouveau mexique venaient de la réserve Navajo, qui se trouvait être riche en uranium. Pour les personnes qui vivaient dans la réserve, ou à côté, c’était les seuls emplois disponibles. Ça payait plutôt bien à l’époque et ça leur permettait de nourrir leur famille. Malheureusement, les mines d’uranium n’étaient pas des endroits très sûre et bon nombre de mineurs sont tombés gravement malade…
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